Questions fréquentes
Les réponses aux questions que vous vous posez le plus souvent sur l'agriculture française.
12 questions
En 2023, la France compte environ 436 000 exploitations agricoles, employant 750 000 actifs (dont 400 000 exploitants à titre principal). Ce chiffre a considérablement baissé depuis les années 1950, où l'on comptait plus de 2 millions d'exploitations. La tendance est à la concentration : les exploitations sont moins nombreuses mais plus grandes (69 ha en moyenne contre 15 ha en 1960).
GénéralitésLa PAC est la politique agricole de l'Union européenne. Créée en 1962, elle vise à assurer la sécurité alimentaire européenne, soutenir les revenus des agriculteurs et protéger l'environnement. Elle représente environ 30 % du budget de l'UE (environ 55 milliards d'euros par an). Elle fonctionne via deux piliers : les aides directes aux agriculteurs (pilier 1) et le développement rural (pilier 2, cofinancé par les États membres).
ÉconomieL'agriculture biologique interdit l'usage de pesticides de synthèse, d'engrais chimiques de synthèse et d'OGM. Elle repose sur des pratiques comme la rotation des cultures, le compostage et la lutte biologique. Elle est certifiée par un organisme tiers et les produits portent le logo AB (Agriculture Biologique) ou le logo Eurofeuille de l'UE. L'agriculture conventionnelle utilise des intrants chimiques pour maximiser les rendements mais est soumise à des réglementations strictes sur les doses et les délais avant récolte.
Labels et certificationsL'AOP est un signe officiel de qualité européen qui garantit qu'un produit est produit, transformé et élaboré dans une aire géographique délimitée, selon un savoir-faire reconnu. En France, plus de 300 produits (fromages, vins, huiles d'olive, viandes) bénéficient d'une AOP. Les exemples célèbres sont le Comté, le Roquefort, l'huile d'olive de Nyons ou le jambon de Bayonne. L'AOP est la dénomination européenne de l'AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) française.
Labels et certificationsC'est le paradoxe des prix agricoles. Entre ce que l'agriculteur reçoit pour son produit et ce que le consommateur paie en magasin, s'intercalent des intermédiaires (coopératives, industriels, distributeurs) qui prélèvent chacun leur marge. La grande distribution est souvent pointée du doigt car elle concentre un fort pouvoir de négociation face à des producteurs atomisés. Par exemple, pour 1 € de steak haché en supermarché, l'éleveur perçoit en moyenne 30 à 40 centimes.
ÉconomieLe Label Rouge est un signe officiel de qualité français qui garantit que le produit possède un niveau de qualité supérieur par rapport aux produits similaires du marché. Il existe depuis 1960. Il porte sur des critères organoleptiques (goût, texture, aspect) et des conditions de production (alimentation, élevage, conditions d'abattage). Le Poulet Label Rouge de Bretagne est l'un des exemples les plus connus : il doit être élevé en plein air, pendant au moins 81 jours, avec 70 % de céréales dans son alimentation.
Labels et certificationsL'agriculture de précision regroupe l'ensemble des techniques utilisant les nouvelles technologies (GPS, drones, capteurs, imagerie satellite) pour adapter les interventions agricoles au plus près des besoins réels de chaque zone d'une parcelle. Plutôt que d'épandre la même dose d'engrais partout, l'agriculteur module ses apports en fonction des données de sol. Cela permet de réduire les intrants (fertilisants, phytosanitaires) de 10 à 20 % tout en maintenant les rendements.
TechnologiesLe général de Gaulle aurait dit : 'Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromages ?' Le chiffre exact est difficile à établir car de nouvelles recettes voient régulièrement le jour. On estime entre 1 000 et 1 500 fromages différents en France. 46 d'entre eux bénéficient d'une AOP (Appellation d'Origine Protégée) européenne, dont le Comté (premier fromage AOP en volume avec 75 000 tonnes par an), le Roquefort, le Camembert de Normandie et le Reblochon.
FilièresUn intrant est tout ce qu'un agriculteur achète et utilise pour produire (par opposition aux 'extrants' qui sont les produits qu'il vend). Les principaux intrants sont : les semences, les engrais (azotés, phosphorés, potassiques), les produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides), l'énergie (carburant, électricité), l'eau d'irrigation et les aliments pour animaux. Le coût des intrants représente en moyenne 40 à 60 % des charges d'une exploitation agricole.
LexiqueL'agroforesterie consiste à associer des arbres avec des cultures ou de l'élevage sur la même parcelle. Les arbres apportent de l'ombre aux animaux, stabilisent les sols, favorisent la biodiversité et peuvent produire des fruits, du bois ou du fourrage. Cette pratique, ancestrale dans de nombreuses régions, connaît un regain d'intérêt car elle est considérée comme un système agricole résilient face aux aléas climatiques. En France, environ 70 000 ha sont conduits en agroforesterie.
EnvironnementLe prix du lait est négocié entre les éleveurs (ou leurs organisations) et les laiteries collectrices. Il dépend de plusieurs facteurs : la teneur en matière grasse et en protéines, la qualité sanitaire, la saisonnalité (le lait de printemps est moins cher car abondant), et les cours mondiaux du lait (utilisés comme référence même pour le marché français). En 2023, le prix moyen payé aux éleveurs français était d'environ 400 à 430 €/1 000 litres, après une hausse historique liée à l'inflation.
ÉconomieLa Surface Agricole Utile (SAU) désigne la superficie effectivement cultivée ou utilisée pour l'élevage par une exploitation agricole. Elle comprend les terres arables (cultures, jachères), les surfaces toujours en herbe (prairies permanentes, pâturages) et les cultures permanentes (vignes, vergers, oliviers). En France, la SAU totale est d'environ 28 millions d'hectares, soit 51 % du territoire métropolitain. Elle est différente de la surface cadastrale qui inclut les bâtiments, routes et bois.
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