Lait de vache
par litresur le prix supermarché
Le producteur reçoit environ 35 % du prix payé en supermarché. Le reste couvre la collecte, la transformation (pasteurisation, conditionnement), la distribution et les marges.
Combien reçoit vraiment un agriculteur pour ce que vous achetez ? Les données officielles, filière par filière, expliquées sans jargon.
Le producteur reçoit environ 35 % du prix payé en supermarché. Le reste couvre la collecte, la transformation (pasteurisation, conditionnement), la distribution et les marges.
Le blé représente 15 à 20 % du prix d'une baguette. La farine, la transformation, la cuisson, la distribution et les taxes expliquent le reste. Le boulanger artisan garde environ 40 % du prix final.
En été, le producteur peut toucher 0.55 €/kg. En hiver (hors saison), les tomates viennent d'Espagne ou du Maroc et le prix monte. Le transport, l'emballage et les marges de distribution représentent 60 % du prix.
L'éleveur reçoit environ 20 % du prix payé en rayon. L'abattage, la découpe, le conditionnement, la logistique et la marge de distribution représentent les 80 % restants.
Le producteur de pommes reçoit 18 % du prix de vente. Le calibrage, le stockage (les pommes sont souvent conservées jusqu'à 9 mois en atmosphère contrôlée), l'emballage et la distribution expliquent le reste.
L'éleveur de poules plein air reçoit environ 35 % du prix d'une boîte. Le calibrage, le marquage, le transport et la marge distributeur composent le reste.
Entre le prix payé au producteur et le prix en rayon, de nombreuses étapes s'accumulent : collecte, transport, transformation, conditionnement, stockage, logistique, marge du distributeur. Chaque acteur de la chaîne prélève sa marge.
Ce n'est pas nécessairement un problème — ces étapes ont un coût réel. Mais les rapports de force entre grande distribution et agriculteurs font l'objet de régulations : la loi EGAlim (2018) et EGAlim 2 (2021) tentent de rééquilibrer les négociations.